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Sécurité : arrivée d’un véhicule de première intervention plus performant au Tunnel du Mont Blanc

Un nouveau véhicule de première intervention (VPI) arrive au Tunnel du Mont Blanc, après une phase de tests en conditions réelles. Deux autres spécimens seront donc livrés au mois de septembre 2018. Ils sont notamment équipés de radar détecteur d’obstacles, de caméra thermique et d’équipements de désincarcération. Grâce à ces VPI, les équipes de sécurité procèdent aux premiers secours et protègent les interventions, en cas de véhicule en panne par exemple. Ils s’occupent de la première intervention sur les incendies, en soutien des pompiers du tunnel. Chaque VPI représente un investissement de 180 000 euros.

Proteus : à l’avant-garde en matière de lutte anti-incendie

Depuis 2013, les pompiers du Tunnel du Mont Blanc sont équipés de camions uniques au monde, dotés des toutes dernières innovations, baptisés Proteus. Ces véhicules ont été élaborés avec les équipes du Tunnel, les pompiers de Chamonix et de Courmayeur, ainsi que des experts français et italiens. Ils représentent chacun un investissement de 800 000 euros. Le Proteus possède un réservoir de 12 000 litres, permettant une autonomie de près de 20 minutes. Ses deux lances ont une portée de 60 mètres grâce à un canon à jet variable. Un bouton « start and go » placé sur le côté permet de le mettre en marche immédiatement. Le Proteus est également équipé de caméras thermiques, de radars de dernière génération et d’une cabine surbaissée pour progresser, quelle que soit la visibilité dans le Tunnel.

Le Janus au musée !

 

Le Janus, véhicule de lutte anti-incendie unique au monde élaboré spécialement pour le Tunnel du Mont Blanc, vient d’être offert par ATMB au musée des sapeurs-pompiers de Haute-Savoie (Sciez). Equipé de deux têtes de pilotage – d’où son nom -, il était doté des dernières technologies de l’époque. Mis en service en 2002, il a été remplacé par le Proteus en 2013.

Un nouvel outil de Gestion Technique Centralisée

Le Tunnel du Mont Blanc dispose d’un tout nouvel outil de Gestion Technique Centralisée (GTC). Ce système de pilotage informatisé des équipements de sécurité intègre les toutes dernières technologies en matière de traitement des données et d’outils de simulation pour la formation des équipes. Il analyse en permanence plus de 100 000 données, issues des différents outils de surveillance situés tout au long du Tunnel : caméras, opacimètres, températures, etc. En cas d’évènement, les opérateurs du poste de contrôle s’appuient sur ce système de Gestion Technique Centralisée pour activer immédiatement, selon des procédures préétablies, les mesures de sécurité adaptées : affichage de la signalisation, déclenchement de la ventilation, interruption des flux de circulation par abaissement des barrières aux entrées et à l’intérieur du tunnel, etc.

 

Plus de 100 000 points de contrôle analysés pour activer immédiatement les mesures de sécurité.

Former les routiers aux règles spécifiques du Tunnel

Régulièrement, les personnels du Groupement Européen d’Intérêt Economique du Tunnel du Mont Blanc (GEIE-TMB) organisent  des sessions d‘information et de sensibilisation à destination des professionnels du transport. Elles visent à attirer leur attention sur l’importance du respect scrupuleux des règles de sécurité et de circulation dans le Tunnel : maintien d’une distance de 150 mètres avec le véhicule qui précède, arrêt  et coupure immédiate du moteur en cas de panne ou d’émission de fumée provenant du véhicule. Ces sessions, qui permettent  au personnel du GEIE-TMB d’échanger avec les professionnels du transport autour du message « La vigilance, une responsabilité partagée », reçoivent toujours un excellent accueil.

3 initiatives pour l’environnement

- Une passerelle pour randonneurs

Les équipes du GEIE-Tunnel du Mont Blanc réalisent une passerelle de 27 mètres de long au-dessus du torrent de la Creusaz. Elle permettra aux randonneurs d’assurer en toute sécurité la continuité des chemins de randonnée entre le centre-ville de Chamonix ou la cascade du Dard et le glacier des Bossons et l’Aiguille du Midi. 

- Tunnel : des climatiseurs à eau

Après une période de tests, 24 climatiseurs à eau ont été installés dans le Tunnel, dans un souci de préservation de l’environnement. Cette initiative fait du GEIE-TMB le premier exploitant de sources naturelles.

- Energie verte pour alimenter le tunnel  

L’énergie électrique provenant de la France est 100 % verte. En effet, depuis le 1er janvier 2016, l’ensemble de l’énergie électrique consommée au Tunnel est issu de procédés solaires, hydrauliques et éoliens.

Préserver la qualité de l’air 

Depuis 2002, les poids lourds les plus anciens (Euro 0,1 et 2) ont été progressivement interdits dans le Tunnel du Mont Blanc. Les règlementations de circulation définies par les Etats français et italien ont permis d’obtenir un trafic de poids lourds composé à plus de 90 % d’engins des normes Euro 5 et 6, les normes plus performantes sur plan environnemental. Les camions qui empruntent le Tunnel représentent moins de 1 % des émissions de particules fines dans la vallée .

L’étude 2015 d’Air-Rhône-Alpes (association agréée pour la surveillance de la qualité de l’air en Rhône-Alpes) montre que, la Vallée d’Arve fait face à deux principaux composés qui nuisent à la qualité de l’air : les poussières en suspension (PM10) et les oxydes d’azote ( NOx). Pour chacun, l’origine des émissions est très différente.

Les PM10 sont émises à 67 % par le chauffage, notamment au bois non performant. Le transport routier représente 17%, dont 2% pour les poids lourds circulant dans la vallée. Les camions qui empruntent le Tunnel représentent moins de 1 % des émissions de particules fines dans la vallée. La principale difficulté pour lutter contre ce polluant réside dans la multiplicité des points d’émissions, liés à nos zones d’habitats disséminées dans la vallée.

Les NOx sont émis à 69% par le transport routier, dont 20% pour les poids lourds circulant dans la vallée. Leur particularité réside dans leur concentration le long des principaux axes routiers. Les camions qui empruntent le Tunnel représentent environ 12 % des émissions de NOx dans la vallée. Les NOx diminuent clairement dès que l’on s’éloigne de quelques dizaines de mètres de ces axes.

Depuis 2002, les poids lourds les plus anciens (Euro 0,1 et 2) ont été progressivement interdits dans le Tunnel du Mont Blanc. Les règlementations de circulation définies par les Etats français et italien ont permis d’obtenir un trafic de poids lourds composé à plus de 90 % d’engins des normes Euro 5 et 6, les normes plus performantes au plan environnemental.

L'histoire du Tunnel

 

1949

Signature d’une convention franco-italienne pour le percement d’un tunnel routier sous le Mont-Blanc.

1953

Signature d’une charte nationale de construction du Tunnel ratifiée par le Parlement italien (1954) et par le Parlement français (1957).

1959

30 mai : lancement officiel des travaux par les ministres français et italien des travaux publics.

1962

3 août : la jonction des équipes franco-italiennes de percement est une réussite : l’écart d’axe est inférieur à 13 centimètres.

1962-1965

Travaux d’aménagement du tunnel.

1965

16 juillet : inauguration par le général de Gaulle et le président de la République italienne Giuseppe Saragat. Ouverture à la circulation le 19 juillet.

1978

Un réseau de caméras de surveillance est installé

1990

La première tranche d’un programme pluriannuel de modernisation est mise en œuvre.

1997

Mise en service d’un système de détection incendie

1999

24 mars : l’incendie du Tunnel fait 39 victimes. Un monument est érigé en leur mémoire sur la route d’accès au tunnel.

1999-2002

Un programme de 400 millions d’euros de travaux de génie civil et d’équipements est réalisé.

Groupement Européen d’Intérêt Economique du Tunnel du Mont Blanc (GEIE-TMB) est créé. Il sera l’exploitant franco-italien, responsable de la gestion unitaire de l’ouvrage à sa réouverture.

2002

9 mars : réouverture progressive du nouveau Tunnel à la circulation.

2012

15 septembre : 50e anniversaire du percement du Tunnel du Mont Blanc.

2015

19 juillet : 50e anniversaire de l’ouverture à la circulation.

La sécurité du Tunnel du Mont Blanc en chiffres

157 caméras ; 3 860 capteurs de chaleur ; 35 000 points de contrôle ; 40 panneaux à messages lumineux ; 116 niches de sécurité ; 37 abris ; 1 galerie d’évacuation indépendante sous toute la longueur du Tunnel ; 116 niches incendie ; 11 pompiers présents 24h/24 ; 4 camions d’intervention uniques au monde.

 

Plus de 400 millions d’euros investis pour ouvrir en 2002 un nouveau Tunnel.