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Grâce à ses équipes, ses équipements, son contrôle permanent et ses nombreux investissements, le Tunnel du Mont Blanc est aujourd’hui une référence mondiale en termes de sécurité. Des visiteurs du monde entier viennent le visiter. Les équipes du tunnel font de la sécurité, leur priorité permanente.

De nombreux équipements à la pointe de l’innovation délivrent 36 000 données, analysées en permanence par la Tour de contrôle du Tunnel, pour déclencher une alerte en quelques secondes.

La sécurité : priorité permanente

La sécurité du Tunnel du Mont Blanc s’appuie sur 2 leviers essentiels :

  1. Des équipes entraînées régulièrement : 284 personnes mobilisées pour 11,6 km de tunnel dont 80 pompiers présents en permanence aux deux entrées et au milieu du tunnel
  2. Une capacité d’intervention extrêmement rapide et massive en cas d’événement : un dispositif de sécurité technique qui analyse en permanence tout ce qui se passe dans le tunnel et qui donnent l’alerte en quelques secondes pour intervenir immédiatement. Des pompiers sur place, au centre et aux entrées, interviennent en quelques minutes.

Protéger les conducteurs durant la traversée du Tunnel

Pour assister les conducteurs durant leur traversée du Tunnel du Mont Blanc, nos équipes surveillent en permanence le trafic et informent les voyageurs en temps réel.

Informer en temps réel

20

panneaux lumineux à messages variables

&

12

fréquences FM sont commandés depuis le poste de contrôle et de commande du tunnel.

Ainsi, les consignes de sécurité peuvent être relayées directement sur les autoradios des conducteurs.

En cas d’évènement : fumées, accidents, incendie

Le tunnel compte 116 niches de sécurité disposées tous les 100 m en quinconce dans les deux sens de circulation, signalées par des panneaux lumineux, et équipées d’un poste d’appel d’urgence pour appeler la salle de commande et de 2 extincteurs.

Porte verte de secours Niche de sécurité dans le tunnel ©ATMB

En cas de difficulté, 36 emplacements d’arrêt d’urgence permettent aux usagers de s’arrêter sur le côté, sans gêner la circulation.

Face à ces emplacements, des galeries de retournement sont réservées aux manœuvres des véhicules des équipes du tunnel et des services de secours.

En cas d’évènement :

2

barrières aux entrées du tunnel

40

demi-barrières tous les 600 m

120

feux rouges

peuvent être activés pour interrompre le flux de circulation.

Rejoindre les abris

En cas d’accident, d’incendie ou d’autres évènements, le tunnel dispose de 37 abris sécurisés de 40 m² tous les 300 m pour protéger les usagers.

Abri avec des bancs, des affiches de sécurité

Ces abris, hermétiquement isolés, permettent aux personnes d’être en sécurité avant leur évacuation. Ils sont séparés du tunnel par deux portes coupe-feu et un système de SAS qui empêche les fumées d’y pénétrer. 

Ces abris, alimentés en air frais en surpression, sont tous équipés d’une réserve d’eau potable et de kits de premiers secours. Il y a également un visiophone permettant aux usagers d’entrer en contact avec l’opérateur du poste de contrôle et commande afin de suivre ses consignes.

Ces abris sont reliés à une galerie de sécurité souterraine destinée à l’évacuation des usagers.

Des gaines de conduite d’air frais ont été aménagées sur toute la longueur du tunnel. Reliées aux abris, elles permettent aux équipes de secours de rejoindre les personnes dans les abris et de les conduire vers un autre abri non concerné par l’incident ou sur l’une des deux plates-formes pour leur évacuation. Des véhicules électriques pouvant transporter un brancard ou plusieurs personnes assises, peuvent y circuler.

Les abris sont constamment vérifiés par les équipes du département sécurité et trafic lors de leur ronde.

Visiophone des abris au Tunnel du Mont Blanc
Panneau sortie vers la France ou vers l'Italie
Gaine d'évacuation utilisée pour l'évacuation des abris

La tour de contrôle du tunnel

La tour de contrôle du Tunnel du Mont Blanc a une triple mission :

1

Assurer le contrôle de la circulation

2

Piloter les équipements de sécurité

3

Informer des conditions de trafic

Pour cela, 22 opérateurs de sécurité trafic se relaient 24h/24 et 7 jours sur 7. Il existe deux postes de contrôle et de commande du tunnel disposant d’un mur d’images géant pour avoir une parfaite visibilité des 11,6 kilomètres de l’ouvrage.

Ecrans de contrôle au poste de contrôle situé en France
Ecrans de contrôle au poste de contrôle situé en Italie

Ces deux postes de contrôle et de commande (PCC) sont identiques. Ils disposent des mêmes équipements, sont localisés sur chacune des plates-formes, et sont utilisés conjointement.

L’un assure le contrôle de la circulation dans le tunnel et sur les plates-formes et dispose de la commande des équipements de sécurité. L’autre, s’intéresse au trafic sur les itinéraires d’accès, et réalise l’information aux usagers quant aux conditions de circulation.

Alerter et déclencher les opérations de secours en quelques secondes

Les 22 opérateurs de sécurité trafic bénéficient aussi d’une nouvelle génération de système centralisé de pilotage des équipements de sécurité dénommé LOGOS (acronyme de Localiser, Organiser et Gérer les Opérations de Sécurité). À la pointe de la technologie, cette nouvelle gestion de technique centralisée (GTC) permet de piloter le trafic et d’assurer la sécurité des conducteurs.

Ce système d’aide à la décision offre une assistance aux opérateurs pour agir sur les commandes des équipements du tunnel. Il surveille et analyse en permanence :

36 000 données issues des 11 000 équipements du tunnel,

notamment les 157 caméras et les milliers de capteurs tout le long du tunnel (3 860 capteurs pour le seul contrôle de la température par exemple).

Ce dispositif apporte les informations concernant le nombre et le type de véhicules, leur vitesse, le respect des distances de séparation, assurant ainsi un contrôle des flux de circulation.

  • Il détecte, analyse et signale automatiquement toute situation anormale, comme l’arrêt d’une voiture à l’intérieur du tunnel.
  • Il propose ensuite aux opérateurs les mesures adaptées à chaque situation en quelques secondes : fermer le tunnel, déclencher les ventilateurs, abaisser les barrières, afficher la signalisation adéquate, alerter les équipes de secours …

Plus de 4 millions d’euros ont été investis pour améliorer les performances du système.

L’info en plus

Par rapport au précédent système, il est possible de stocker 36 fois plus de données pour l’entraînement des équipes. En effet, les équipes du Tunnel s’entraînent chaque jour pour renforcer leur réactivité. Avec cette nouvelle capacité de stockage, les évènements réels survenus dans le tunnel, comme la panne d’un véhicule, vont servir de simulateur de formation pour les équipes. En images et en actions « temps réel », les opérateurs vont revivre des situations enregistrées pour s’entraîner, tester leur réactivité, leur coordination et favoriser le partage d’expérience avec les autres acteurs de la sécurité.

Afin de déployer ce système, les équipes ont réalisé en un an plus de 12 000 tests sur un million de points de contrôles. Durant cette période, ancienne et nouvelle GTC ont cohabité sans perturber l’exploitation du tunnel : une véritable prouesse technique.

La surveillante permanente du Tunnel : la maintenance préventive des équipements grâce à l’outil GMAO

Des équipements spécifiques pour lutter contre les incendies

Le tunnel du Mont Blanc est surveillé 24h/24, 7j/7 par les opérateurs des postes de commande et de contrôle. En cas d’incendie, un câble thermométrique disposant de 3 860 capteurs court tout le long du tunnel et permet d’alerter le poste de contrôle et commande (PCC) en cas d’élévation de température de quelques degrés Celsius.

Ce dispositif est complété par 20 opacimètres qui décèlent la présence de fumées. La détection automatique d’incident (DAI) et les 120 caméras du tunnel permettent aux opérateurs des PCC de voir ce qui se passe dans l’ensemble du tunnel et dans leurs abris.

Les images sont corrélées en temps réel à la gestion technique centralisée et sont intégrées dans le système de détection automatique d’incident.

Après la détection d’un incendie, nos équipes interviennent directement et rapidement.

Parmi l’équipe des 80 pompiers spécifiques au Tunnel, 12 pompiers sont présents en permanence, 24h sur 24, aux entrées et au centre du tunnel.

Ils s’appuient sur des moyens d’intervention spécifiques, tel Artemis, un camion de pompier fait sur-mesure pour le Tunnel du Mont Blanc.

76 ventilateurs permettent un très haut niveau de performance avec une capacité de désenfumage de 150m3/seconde sur une portion de 600m, une capacité bien supérieure aux normes actuelles.

Dans le Tunnel du Mont Blanc, Artemis entre en action pour renforcer la sécurité

Au cœur du Tunnel du Mont Blanc, le nouveau gardien de la sécurité a un nom : Artemis. Nous pouvons difficilement ne pas le remarquer. Une couleur rouge perçante habille sa carrosserie, ses flancs sont floqués de la chaîne du Mont-Blanc, l’un aux couleurs de la France et l’autre aux couleurs de l’Italie . Ce camion de pompier, encore en phase de test, comptera quatre exemplaires dès octobre 2026. Conçue sur mesure pour répondre à des enjeux de sécurité anti-incendie en constante évolution, la flotte « Artemis » succèdera aux engins « Proteus », gardiens de l’ouvrage depuis 2013.

La sécurité à chaque instant dans le Tunnel du Mont Blanc

Sous les 11,6 kilomètres de voûte du tunnel, la sécurité incendie est une priorité absolue. Pour cette raison, les 80 pompiers privés du Tunnel du Mont Blanc sont équipés de camions faits sur-mesure et spécialement adaptés à cet environnement si particulier. Depuis la réouverture en 2002, les équipes du TMB GEIE ont déjà élaboré deux générations de VSI (Véhicules de Soutien aux Intervenants)  : les Janus et les Proteus. Chacun d’eux, à chaque génération, été doté des toutes dernières avancées technologiques.

L’objectif de ces camions si spéciaux ? Répondre à une doctrine primordiale : intervenir rapidement et massivement sur tout départ d’incendie.

À cette doctrine, le petit nouveau de la fratrie, Artemis, répond parfaitement. Comme le précise David Giuliani, chef du Service Sécurité Incendie Sûreté au Tunnel du Mont Blanc, ce véhicule a été imaginé pour répondre à des nouveaux enjeux : « Dans l’élaboration de ce projet, nous avons pris en compte les risques émergents, notamment liés aux nouvelles propulsions comme les véhicules électriques ».

Au-delà de la technologie, l’efficacité d’un tel véhicule repose autant sur les équipes que sur les normes encadrant leur action. Au volant d’Artemis, des pompiers sont spécialement formés à l’utilisation de l’engin et aux interventions en milieu confiné, un environnement où chaque seconde compte. Chaque seconde gagnée repose sur une organisation millimétrée. Grâce à cette équipe de 80 équipiers, ce sont en permanence 12 pompiers qui assurent les interventions immédiates en cas d’incident et peuvent être soutenus par les forces publiques de secours, selon les procédures de sécurité en vigueur au tunnel. Ils sont spécialistes des interventions en milieu confiné. Leur rapidité d’intervention est un élément capital de sécurité.

Comme ses prédecesseurs, quatre exemplaires d’Artemis sont positionnés à des points clés du tunnel : un côté italien, un côté français, un au centre de l’ouvrage, et un en secours. Cette répartition permet de favoriser des délais d’intervention rapides : deux minutes pour les pompiers du poste central, trois minutes pour ceux situés aux entrées du tunnel.

La fiche technique d’Artemis

Artemis Tunnel du Mont Blanc ©ATMB

Derrière son nom symbolique et sa stature impressionnante, Artemis est un véritable concentré de technologie :

  • Caméras thermiques permettant aux équipes de progresser même en absence totale de visibilité, notamment en présence de fumée
  • Systèmes d’aide à la conduite adaptés au milieu confiné : radar de position, assistance à la navigation
  • Cabine pressurisée protégeant les pompiers des fumées et des gaz
  • Capacité embarquée de 12 000 litres d’eau
  • Pompe haute performance capable de débiter jusqu’à 4 500 litres par minute
  • Deux lances-canons installés sur le pare-chocs, projetant eau et mousse jusqu’à 2 000 litres par minute
  • Portée des lances supérieure à 65 mètres
  • Système de génération de mousse, permettant de produire en une intervention l’équivalent d’une piscine familiale et demie
  • Dispositif d’autoprotection créant un brouillard d’eau autour du véhicule

Un véhicule, une puissance et des équipements pensés pour permettre une attaque rapide et massive des incendies en milieu confiné.

Artemis : plus qu’un nom, un symbole

Déesse grecque de la chasse, de la nature sauvage… et désormais arme anti-incendie du Mont Blanc, Artemis veille, telle une déesse protectrice, sur le Tunnel du Mont Blanc. Baptisée par les équipes du TMB-GEIE, Artemis est bien plus qu’un nom, c’est un véritable symbole de leurs missions fondamentales : veiller, protéger et intervenir face aux dangers.

Et comme le pays du Mont Blanc est une région magnifique, royaume du toit de l’Europe, territoire d’une faune et flore exceptionnelle, emprunter le nom d’une divinité protectrice des espaces naturels prenait tout son sens.

Une résonance mythologique, mais aussi contemporaine. Le programme spatial de la NASA « Artemis » a également inspiré les équipes du tunnel, qui se reconnaissent autour d’un objectif commun : l’innovation et la protection des vies humaines dans des environnements extrêmes.

Chaque jour, un véritable travail d’équipe se joue sous les deux kilomètres de profondeurs du Mont-Blanc. Hommes et technologie avancent de concert, avec un même objectif en ligne de mire : assurer une sécurité optimale, dans un milieu où chaque geste compte et où la routine n’a pas sa place.

Artemis Tunnel du Mont Blanc ©ATMB

Zoom sur les centrales de ventilation : Comment est injecté et traité l’air à l’intérieur du Tunnel du Mont Blanc ?

Le tunnel est alimenté en air frais par 10 ventilateurs. L’ouvrage dispose également d’un système d’extraction des fumées en cas d’incendie. Il fonctionne avec 6 ventilateurs de désenfumage et 4 ventilateurs relais. Ce dispositif est piloté par la gestion technique centralisée et se déclenche automatiquement en cas d’incendie.

Parallèlement, 76 accélérateurs en voûte stabilisent le courant d’air et 116 trappes télécommandées de désenfumage équipent l’ouvrage. Grâce à l’ensemble de ces équipements, la capacité de désenfumage du tunnel est de 150 m3 par seconde sur 600 m, ce qui est supérieur aux normes exigées pour les tunnels neufs.

Tous ces équipements sont pilotés par des équipes spécialisés et formés régulièrement, assurant ainsi, la sécurité de l’infrastructure et des voyageurs.

La ventilation

Le système d’injection

  • 2 centrales de 5 ventilateurs d’air frais (dont 1 ventilateur de secours) situées sur chacune des plateformes pour un débit e 25 à 82 m3/seconde
  • Ces ventilateurs alimentent les gaines de ventilation (4 côté France et 4 côté Italie) positionnées sous la chaussée

Le système d’extraction :
156 m3/seconde par portion de 600 m

  • 1 gaine de désenfumage tout au long du tunnel
  • 2 centrales de ventilation comportant 3 ventilateurs de désenfumage
  • 4 ventilateurs relais
  • 116 trappes de désenfumage en clé de voûte, tous les 100 m

Le système de maîtrise de la vitesse longitudinale de l’air

  • 20 anémomètres disposés tous les 600 m mesurent en permanence la vitesse longitudinale de l’air
  • 75 accélérateurs positionnés en voûte : ils maîtrisent la vitesse du déplacement d’air selon les indications de la Gestion Technique Centralisée

Des initiatives pour l’environnement

24 climatiseurs à eau ont été installés dans le Tunnel grâce aux eaux de ruissellement naturellement froides qui descendent du glacier. Cette initiative pour l’environnement fait du GEIE-TMB le premier exploitant de sources naturelles.

Afin d’alimenter le tunnel, l’énergie électrique provenant de la France est 100 % verte. En effet, depuis le 1er janvier 2016, l’ensemble de l’énergie électrique consommée au Tunnel est issu de procédés solaires, hydrauliques et éoliens.

De plus, les équipes du GEIE-Tunnel du Mont Blanc ont réalisé une passerelle de 27 mètres de long au-dessus du torrent de la Creusaz. Elle permet aux randonneurs d’assurer en toute sécurité la continuité des chemins de randonnée entre le centre-ville de Chamonix ou la cascade du Dard et le glacier des Bossons et l’Aiguille du Midi. 

L’info en plus

Le trafic de poids lourds est essentiellement composé de camions aux normes Euro 5 et 6, les normes plus performantes sur plan environnemental.

Préserver la qualité de l’air en Vallée de l’Arve

Pour agir concrètement pour la qualité de l’air, il est important de connaitre le détail de la répartition des sources de pollution de l’air. ATMO Auvergne-Rhône-Alpes, l’observatoire référent qui fait autorité sur les mesures de qualité de l’air dans la région, délivre chaque année les sources et leur évolution.

ATMB soutient les projets d’innovation sur la qualité de l’air

Changer les mobilités pour des transports décarbonés : les véloroutes

le saviez-vous ?

Au Tunnel du Mont Blanc, 9 navettes sont mises à disposition des collaborateurs pour leurs trajets quotidiens dans le but de réduire l’impact sur la circulation.